dimanche 18 novembre 2018

Hypertrophie bénigne de la prostate HBP

Hypertrophie bénigne de la prostate HBP

Définition: L’hypertrophie bénigne de la prostate est une affection bénigne courante entraînant des symptômes urinaires du bas appareil (SBAU) à l’origine d’une altération de la qualité de vie et de potentielles complications. 
L’ hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) devient symptomatique lorsqu'elle entraîne un syndrome obstructif suite à un obstacle sous-vésical, empechant l’écoulement normal des urines et peut entraîner une modification de fonctionnement de la paroi vésicale (hyperactivité vésicale). Cependant, il n’existe pas de parallélisme entre le volume d’une hypertrophie bénigne de la prostate et la gravité des symptômes 2urinaires du bas appareil.
 Le diagnostic clinique de l’hypertrophie bénigne de la prostate repose sur :
– l’interrogatoire : symptômes urinaires du bas appareil et qualité de vie (IPSS), fonction sexuelle (IIEF5) ;
– le toucher rectal : prostate augmentée de volume, lisse, souple, perte du sillon médian, recherche de cancer associé (nodule dur, indolore, asymétrie) ;
– pas de parallélisme anatomo-clinique.

Le bilan paraclinique de première intention comprend :
– échographie réno-vésico-prostatique ;
– débitmétrie avec mesure du résidu post-mictionnel ;
– ECBU ; PSA ; créatininémie.

Traitement médical :
– alphabloquant en première intention mais avec précaution si cardiopathie (hypotension) ;
– phytothérapie : pas de contre-indication ni d’effet secondaire ;
– inhibiteurs de la 5-alpharéductase si volumineuse prostate, délai d’action 6 mois. Taux de PSA divisé par 2 ;
– inhibiteurs de la phosphodiestérase 5 si dysfonction érectile associée.

Traitement chirurgical :
– ne traite que l’adénome prostatique, ne prévient donc pas du risque de cancer ;
– voie d’abord endoscopique ou laparotomie en fonction du volume prostatique ;
– examen anatomopathologique des copeaux de résection ou pièce d’adénomectomie ;
– informer le patient sur les effets secondaires (éjaculation rétrograde) et les risques de récidive.

Lupus contraception et grossesse 10 Choses à retenir

Lupus contraception et grossesse 

10 Choses à retenir


  1. Les œstrogènes et la grossesse entraînent des poussées lupiques. 
  2. Le lupus peut être révélé au cours d’une grossesse ou dans le post-partum. 
  3. Habituellement, la fertilité des patientes lupiques est similaire à celle de la population générale, en dehors des traitements par cyclophosphamide ou en cas d’insuffisance rénale sévère. 
  4. L’augmentation des pertes fœtales est essentiellement la conséquence d’un syndrome des antiphospholipides associés. 
  5. Une grossesse au cours du lupus est possible, mais elle doit être programmée. 
  6. Un délai de 1 an après une poussée viscérale sévère notamment rénale, et uniquement si la poussée est contrôlée, est indispensable. 
  7. La grossesse est contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale sévère, d’hypertension artérielle non contrôlée et d’hypertension artérielle pulmonaire. 
  8. Les traitements du lupus (prednisone et hydroxychloroquine) ne doivent pas être arrêtés, mais les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et le mycophénolate mofeétil sont contre-indiqués pendant la grossesse. 
  9. Le seul immunosuppresseur autorisé en cas de grossesse lupique est l’azathioprine. 
  10. La contraception est indispensable surtout lorsque la maladie n’est pas contrôlée et sous immunosuppresseurs (cyclophosphamide et mycophénolate mofétil).

TUMEURS CUTANÉES Facteurs de risque

Facteurs de risque des TUMEURS CUTANÉES, ÉPITHÉLIALES ET MÉLANIQUES 


l’exposition solaire et aux ultraviolets artificiels, en particulier les expositions intermittentes et intenses (« brûlures solaires ») dans l’enfance mais aussi à l’âge adulte ;
les facteurs génétiques : environ 10 % des mélanomes surviennent dans un contexte de mélanome familial défini par au moins 2 personnes atteintes de mélanome chez des apparentés au 1er ou 2e degré. Plusieurs gènes sont impliqués dans la prédisposition génétique au mélanome (CDKN2A, CDK4, BAP1 [risque élevé], MC1R, MITF [risque intermédiaire]). Un antécédent personnel de mélanome expose également au risque de second mélanome (5-8 %) ;
les phototypes clairs (peau claire, roux avec éphélides, blond, yeux bleus) (tableau 1 : phototype selon Fitzpatrick) ;
un nombre élevé de nævi (> 50) ; 

mercredi 7 novembre 2018

Alzheimer: l'intelligence artificielle prédit son apparition

Alzheimer: l'intelligence artificielle prédit son apparition:


Un outil d'intelligence artificielle appris à analyser les scanners cérébraux peut prédire avec précision la maladie d'Alzheimer plusieurs années avant le diagnostic final. homme ayant un PET scan
Les chercheurs ont utilisé des balayages TEP pour former un algorithme d'apprentissage en profondeur permettant de prédire les signes de la maladie d'Alzheimer.
L’équipe responsable suggère qu’après une validation ultérieure, l’outil pourrait grandement faciliter la détection précoce de la maladie d’Alzheimer, en donnant aux traitements le temps de ralentir la maladie plus efficacement.

Les chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco ont utilisé des images de tomographie par émission de positons (TEP) de 1 002 cerveaux pour former l'algorithme d'apprentissage en profondeur.

Ils ont utilisé 90% des images pour expliquer à l'algorithme comment repérer les caractéristiques de la maladie d'Alzheimer et les 10% restants pour en vérifier les performances.

Ils ont ensuite testé l'algorithme sur des images en PET des cerveaux de 40 autres personnes. À partir de ceux-ci, l’algorithme a prédit avec précision quels individus recevraient un diagnostic final de la maladie d’Alzheimer. En moyenne, le diagnostic est arrivé plus de 6 ans après les scanners.

Dans un article sur les résultats publié récemment par la revue Radiology, l'équipe explique comment l'algorithme "a atteint une spécificité de 82% avec une sensibilité de 100%, soit 75,8 mois en moyenne avant le diagnostic final".

"Nous sommes très heureux", a déclaré le co-auteur, Jae Ho Sohn, qui travaille au département de radiologie et d'imagerie biomédicale de l'université, "avec la performance de l'algorithme".

"Il a été possible de prédire chaque cas ayant évolué vers la maladie d'Alzheimer", a-t-il ajouté.

Source: Radiological Society of North America