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vendredi 30 novembre 2018

Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil SAHOS

Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)

Syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS)

Les signes évocateurs de SAHOS chez l’adulte peuvent être divisés en deux grands groupes : des symptômes diurnes, des symptômes nocturnes.
Le diagnostic de SAHOS repose sur l’association de signes cliniques et le résultat positif d’une polysomnographie.
a) Les symptômes diurnes:
Une somnolence diurne excessive (SDE) non expliquée par d’autres facteurs représente le maître symptôme, à des degrés très variables elle peut se limiter à une facilité d’endormissement dans des situations non stimulantes, elle peut être majeure en cours d’activité et notamment lors de la conduite automobile.
Les autres symptômes à rechercher sont :
– une asthénie à type de fatigue chronique, ancienne, souvent difficile à faire préciser car rarement mise sur le compte d’un mauvais sommeil ;
– un sommeil décrit comme non réparateur;
– des troubles de la concentration, de l’attention, de la mémoire ;
– des troubles de l’humeur ;
– des céphalées matinales, typiquement présentes au réveil, disparaissant le plus souvent spontanément dans la matinée.
Plusieurs questionnaires ont été élaborés afin d’essayer de la quantifier.
Le plus utilisé actuellement est l’échelle de somnolence d’Epworth.
b) Les symptômes nocturnes:
Au premier plan, il s’agit de ronflements sévères et quotidiens mais aussi :
– d’apnées décrites par l’entourage : arrêts du débit aérien, souvent très bien décrits par le partenaire, pouvant être angoissants et souvent suivis d’une reprise inspiratoire particulièrement bruyante ;
– de réveils nocturnes asphyxiques, avec fréquemment une tachycardie associée ;
– d’une nycturie (plus d’une miction par nuit ; mictions nocturnes fréquentes à vessie pleine, à différencier de la dysurie prostatique) ;
– de troubles sexuels, à type de baisse de libido et d’impuissance partielle.

Les facteurs favorisants
Outre le sexe masculin (bien que la différence s’estompe après la ménopause[3]), l’avancée en âge est associée à une augmentation de la prévalence du SAHOS, pour atteindre un plateau après 65 ans.
L’obésité est le facteur prédictif indépendant le plus puissant de l’existence d’un SAHOS. Plus
l’obésité est importante, plus la prévalence et la sévérité du SAHOS augmentent(4) ; 60 % des patients présentant une obésité massive ont un SAHOS.
Cette obésité peut être appréciée par plusieurs marqueurs.
L’existence d’une anomalie anatomique des voies aériennes supérieures (VAS) responsable d’un rétrécissement oropharyngé doit aussi être recherchée par l’examen clinique ORL.
La prise de médicaments favorisant une diminution du tonus des muscles dilatateurs du pharynx.
Un facteur familial.
En effet, les parents au premier degré de patients atteints de SAHOS sont deux fois plus susceptibles d’être atteints de SAHOS que ceux qui ne sont pas affectés.
On évoque le rôle de l’obésité, de la morphologie craniofaciale, du contrôle ventilatoire.
 Les 3 marqueurs de l’obésité
• L’index de masse corporelle (IMC) le plus utilisé définit l’obésité modérée (stade I) :
30-34,9 kg/m2
 ; sévère (stade II) : 35-39,9 kg/m2
 ; morbide (stade III) : supérieur ou égal 40 kg/m2.
• Le périmètre abdominal (normales : ♂ inférieur à 94 cm, ♀ inférieur 80 cm selon les normes caucasiennes) témoin d’une obésité viscérale.
• La circonférence du cou (normalement inférieure à 44 cm chez l’homme, et à 41 cm chez la femme).
 Signaux respiratoires : données fournies par la polysomnographie
• Analyse de la ventilation : la technique de référence, quantitative, utilise un masque naso-buccal connecté à un pneumotacographe.
L’appréciation qualitative en routine se fait le plus souvent grâce à l’utilisation de lunettes nasales reliées à un capteur de pression et une thermistance au minimum buccale (en cas d’obstruction nasale ou de respiration buccale).
• Analyse des efforts respiratoires : la technique de référence est l’enregistrement de la pression œsophagienne, qui reflète la pression intrapleurale.
Elle permet de déterminer avec certitude l’origine de l’événement respiratoire : défaut de la commande centrale, ou occlusion des voies aériennes supérieures (VAS).
Mais sa mise en place et sa tolérance en limitent l’utilisation. Plus couramment, on utilise l’analyse des déformations de deux bandes par la technique de pléthysmographie d’inductance.
En cas d’obstruction des VAS, il existe très fréquemment un déphasage entre les deux bandes, témoignant d’une respiration dite paradoxale.
• Analyse de la position afin de mettre en évidence un possible facteur postural dans la survenue des troubles respiratoires.

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