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vendredi 30 novembre 2018

Traitement du syndrome des antiphospholipides

Traitement du syndrome des antiphospholipides 


1) Syndrome des antiphospholipides primaire:
Traitement du syndrome des antiphospholipides

Le traitement des thromboses veineuses ou artérielles est habituel : héparine de bas poids moléculaire (HBPM) avec relais par un antogoniste de la vitamine K.
L’international normalized ratio (INR) cible est de 2,5 pour les thromboses veineuses et, pour certains auteurs, de 3 à 3,5 pour les thromboses artérielles.
La durée du traitement est prolongée et probablement indéfini.

Le risque de récidive à l’arrêt du traitement anticoagulant est supérieur à 50 % par an. La prévention des complications obstétricales fait appel à l’association aspirine à faibles doses (100 mg/j) et héparine de bas poids moléculaire (à doses préventives) à démarrer dès le début de la grossesse. L’aspirine est arrêtée à la 36e semaine, l’HBPM poursuivie jusqu’à 6 semaines après l’accouchement du fait du risque thrombotique majoré du post-partum. Ce traitement est efficace dans 70 à 80 % des cas. Dans les cas réfractaires, aucun traitement n’a fait ses preuves, l’augmentation des doses d’HBPM, les immunoglobulines intraveineuses, l’hydroxychloroquine sont proposées.

2) Syndrome des antiphospholipides secondaire à un lupus:
Le traitement du lupus, basé sur l’hydroxychloroquine et la prednisone à faibles doses, est associé à celui du syndrome des antiphospholipides proposé ci-dessus. La présence d’une thrombopénie immune entrant dans le cadre du lupus ou du syndrome des antiphospholipides peut rendre difficile la gestion du traitement anticoagulant du syndrome des antiphospholipides thrombotique.

Un traitement efficace et rapide de la thrombopénie est indispensable (corticoïdes, immunoglobulines intraveineuses, voire rituximab [anticorps monoclonal antiCD 20]).

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