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jeudi 13 décembre 2018

Grippe aviaire porcine espagnole Histoire Naturelle du virus



Histoire Naturelle Grippe aviaire porcine espagnole Traitement Anti-virus


Grippe aviaire porcine espagnole Histoire Naturelle du virusLa grippe est une maladie virale aiguë, saisonnière, très contagieuse, évoluant sur un mode épidémique. Sa gravité est liée aux risques de complications survenant plus particulièrement chez les sujets âgés ou les personnes fragilisées, surtout par une pathologie chronique. Compte tenu d’un impact important, la mise en place d’une prévention paraît essentielle tant au plan individuel que général. Les virus de la grippe: Myxovirus influenzae appartient à la famille des Orthomyxoviridae. Sur la base de caractères antigéniques particuliers, on peut distinguer 3 types principaux, A, B et C, sans immunité croisée. Seuls les types A et B sont responsables des épidémies chez l’homme, A étant responsable des formes les plus étendues, parfois de pandémies. Les virus de type A peuvent infecter d’autres espèces de mammifères, à l’origine d’infections respiratoires. Seuls les oiseaux aquatiques sont considérés comme un réservoir naturel du type A (réservoir aviaire). Les virus de la grippe sont des virus enveloppés, sensibles aux détergents, à ARN monocaténaire en 8 segments de polarité négative. L’identification et la classification des virus selon la nature de glycoprotéines de surface, l’hémaglutinine (H) et la neuraminidase (N). On distingue ainsi, pour les virus influenza A, 16 types d’hémagglutinines et 9 types de neuraminidases, éléments qui vont entrer dans la dénomination des souches. Vaccination: Le vaccin, à base de virus inactivés, comporte 3 souches, 2A et 1B, définies tous les ans par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) sur la base des données épidémiologiques et virologiques à travers le monde. La protection obtenue est de 70 à 90 % si les souches circulantes font partie du vaccin. Ce vaccin est moins efficace chez les sujets plus âgés, mais permet de réduire les complications, les hospitalisations et la mortalité. Formes cliniques: – la grippe chez la femme enceinte, associée à une hospitalisation plus fréquente au cours du 3e trimestre et à une forme clinique plus grave (v. infra). Pour le fœtus, il existe un risque d’avortement spontané, de prématurité ou d’atteinte neurologique en cas de grippe au 1er trimestre ; – chez l’enfant, la grippe peut être asymptomatique ou peu symptomatique avant 1 an. Plus tard, les signes sont plus atypiques, moins marqués, avec dans la moitié des cas des signes gastro-intestinaux ou dans 50 % des cas une somnolence ; – chez le sujet âgé, les comorbidités fréquentes expliquent les hospitalisations souvent indispensables et un pronostic plus péjoratif. Complications respiratoires: pneumonie virale primitive responsable d’une lésion alvéolaire à l’origine d’un œdème pulmonaire lésionnel. Les germes de surinfections: Staphylococcus aureus, Haemophilus influenzae, Streptococcus pyogenes. Les bacilles à Gram négatif sont moins souvent impliqués. toux productive, fièvre, dyspnée. Parmi les complications respiratoires, la bronchite aiguë est fréquente. Il s’agit également d’infections respiratoires de la sphère ORL avec sinusite mais surtout d’otite moyenne aiguë (OMA) virale ou bactérienne. Complications extrapulmonaires: soit en rapport avec une atteinte d’origine virale, myosite plutôt chez l’enfant, d’atteintes cardiaques comme une myocardite ou une péricardite, d’atteintes neurologiques avec possibles méningite, méningo-encéphalite, polyradiculonévrite. Diagnostic de grippe: repose sur les éléments cliniques et les données épidémiques. Les examens complémentaires standard sont peu contributifs.
L’hémogramme est en général peu modifié.
La radiographie du thorax peut être normale ou révéler des opacités parahilaires. Plus rarement sont observées des images d’infiltrats limités ou d’opacités en bandes. Le diagnostic de certitude, surtout fait en milieu hospitalier, repose sur la détection d’antigènes viraux par test de diagnostic rapide (TDR) (immunochromatographie), ELISA ou RT-PCR (détection de fragment de génome). L’isolement viral sur sécrétions des voies aériennes supérieures. Le diagnostic différentiel : autre infection respiratoire et plus particulièrement d’autres viroses (VRS, adénovirus…), le SARS-CoV et le MERS-CoV. Le traitement antiviral spécifique peut faire appel à l’amantadine ou aux inhibiteurs de la neuraminidase (INA) (oseltamivir et zanamivir) dont l’utilisation a fait l’objet de recommandations officielles par le Haut Conseil de santé publique. L’usage des inhibiteurs de la neuraminidase n’est pas recommandé chez les sujets symptomatiques sans facteur de risque. Le traitement curatif par les inhibiteurs de la neuraminidase est recommandé chez les sujets symptomatiques à risque de complications, Un traitement symptomatique:repos, hydratation et alimentation équilibrées, antipyrétiques, sédatifs de la toux et réadaptation du traitement d’une pathologie chronique. les antibiotiques en cas de surinfection bactérienne. Une grippe maligne fait l’objet d’une réanimation respiratoire.

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