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samedi 1 décembre 2018

Pathologie Rénale: Cancer du Rein

Pathologie Rénale: Cancer du Rein


Le cancer du rein est découvert actuellement le plus souvent de manière fortuite par une échographie ou une tomodensitométrie abdominale réalisée pour des signes cliniques non spécifiques.
Les signes cliniques du cancer Rénal apparaissent tardivement et traduisent une tumeur évoluée.
Pathologie Rénale: Cancer du ReinLa tomodensitométrie abdominale est l’examen-clé permettant d’orienter le diagnostic et d’effectuer le bilan d’extension.

La biopsie de la tumeur est utile dans les petites tumeurs, en cas de nécessité de certitude diagnostique, ou en cas de suspicion de métastases ou de lymphome.
En raison de la fréquence des tumeurs bénignes parmi les petites tumeurs, une biopsie peut être proposée en cas de tumeur de moins de 4 cm.

- Les signes cliniques de cancer du rein apparaissent en cas de tumeurs évoluées.
- Un kyste rénal est probablement un cancer s’il existe des cloisons, une paroi épaisse, ou un rehaussement après injection de produit de contraste.
- Toute tumeur tissulaire du rein découverte en échographie doit être explorée par tomodensitométrie (ou IRM en cas de contreindication).
- L’échographie joue un rôle essentiel dans le dépistage des formes asymptomatiques du cancer du rein.
- La tomodensitométrie ne fait pas le diagnostic histologique, sauf s’il montre des zones graisseuses (de densité négative) au sein de la tumeur qui est alors un angiomyolipome.
- Les signes habituels de cancer du rein sont un syndrome tumoral se rehaussant après injection de produit de contraste au temps néphrographique, mais moins que le parenchyme normal.
- Il existe des formes familiales (tumeur bilatérale ou apparaissant avant 45 ans) qui peuvent faire proposer un dépistage dans la fratrie.

Traitements: Il existe différentes options de traitement discutées au cas par cas lors de la réunion de concertation pluridisciplinaire.
Ces options reposent sur des traitements à base de médicaments (thérapies ciblées, immunothérapie), associés ou non à une chirurgie du rein.
Une chirurgie permettant de retirer les métastases est parfois proposée ; cela dépend notamment de leur nombre et de leur localisation.
Une radiothérapie est parfois proposée pour contrôler les métastases qui se sont développées dans le cerveau ou dans les os et qui provoquent des symptômes.

TRAITEMENTS MÉDICAUX DES CANCERS DU REIN MÉTASTATIQUES :
LE CIBLAGE DE L’ENVIRONNEMENT TUMORAL
Le cancer du rein métastatique a un pronostic sombre.
Des progrès ont néanmoins été réalisés au cours des dernières années avec le développement de médicaments ciblant le microenvironnement tumoral, à savoir la néo-angiogenèse et plus récemment l’infiltrat lymphocytaire.
Les médicaments utilisés en première intention inhibent la néo-angiogenèse et ont pour cible le récepteur du vascular endothelial growth factor.
Le nivolumab est un anticorps monoclonal humain anti-PD1 qui, en se fixant sur sa cible, interrompt la liaison avec son ligand PD-L1 et permet ainsi de restaurer l’activation du lymphocyte T et de détruire la cellule tumorale. La médiane de survie globale des patients est d’environ 2 ans.
- L’abord laparoscopique des cancers du rein pour néphrectomie élargie est en passe de devenir, en France, la voie d’abord de première intention.
- La chirurgie conservatrice du rein (néphrectomie partielle, tumorectomie) est en plein essor devant l’excellence des résultats obtenus, grâce à une rigoureuse sélection des patients.
- Les traitements conservateurs non chirurgicaux (radiofréquence et cryothérapie) seront certainement les concurrents des techniques d’exérèse dans les années à venir.
- La diffusion de traitements ciblés nouveau traitement (inhibiteur de la tyrosine kinase), actuellement réservés aux formes métastatiques du cancer du rein résistant à l’immunothérapie par cytokine, devrait permettre une augmentation de l’opérabilité de certains patients porteurs de cancers localement avancés.
- Hormonothérapie: l'utilisation d’une thérapie hormonale a également été explorée pour le traitement adjuvant du RCC à haut risque. Dans une étude prospective randomisée réalisée chez 136 patients, l’acétate de médroxyprogestérone n’a montré aucun avantage en ce qui concerne le taux de rechute de la maladie et a été associé à une toxicité significative.

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